Le rôle clé de l’investigation humaine dans l’évaluation des tiers
Dans les situations à risque élevé ou dans le cadre de relations stratégiques (ex : opérations de M&A), les régulateurs recommandent le recours à l’investigation humaine (HUMINT) en complément des analyses OSINT.
Contrairement à l’IA, le renseignement humain permet :
- d’accéder à des informations non publiques,
- de confirmer ou d’infirmer des éléments issus de l’OSINT,
- d’analyser finement les contextes locaux, les réseaux d’influence, la réputation réelle d’un acteur ou la réalité d’une affaire/procédure en cours.
Par exemple, une entreprise peut faire l’objet de critiques dans un pays où l’environnement médiatique est contraint pour des raisons politiques, alors même qu’elle bénéficie d’une solide réputation sur le terrain.
L’investigation HUMINT apporte donc une valeur ajoutée essentielle grâce à sa capacité à :
- décrypter des signaux faibles ou informels, souvent absents des sources ouvertes,
- comprendre des dynamiques locales complexes (enjeux politiques, économiques, culturels),
- évaluer la crédibilité et la fiabilité des sources humaines,
- appréhender des éléments qualitatifs (réseaux, liens avec la sphère publique, réputation réelle, pratiques informelles, perception des parties prenantes).
En ce sens, la dimension HUMINT constitue un complément indispensable à l’IA, notamment pour les dossiers sensibles. Elle ne peut être remplacée par des outils automatisés, mais s’inscrit dans une logique de due diligence augmentée, combinant recherches en sources ouvertes et expertise humaine.