Le BIS et l’UE durcissent le ton : la due diligence doit désormais se faire en temps réel
Longtemps, les entreprises se sont contentées de vérifications ponctuelles, souvent manuelles, pour identifier les UBO de leurs tiers. Mais avec les nouvelles règles, cette approche est devenue obsolète. La réglementation exige désormais un screening régulier, intégré aux processus de due diligence.
En avril 2026, une ordonnance française a transposé la directive européenne 2024/1619, renforçant les pouvoirs de surveillance et les sanctions en cas de manquement. Désormais, les entreprises doivent confronter les données des UBO avec les listes de sanctions internationales (OFAC, UE, ONU), mais aussi surveiller en continu les changements de structure ou de contrôle. Une mission d’envergure, surtout pour les groupes qui collaborent avec des centaines, voire des milliers de tiers à travers le monde.
Les experts s’accordent à dire que les méthodes traditionnelles, basées sur des données statiques, ne permettent plus de détecter les signaux faibles ou les évolutions rapides. Les entreprises doivent désormais adopter une approche dynamique, capable de s’adapter aux changements en temps réel, tout en intégrant les critères ESG dans leurs processus d’évaluation des tiers.